Journal d'artiste en Janvier

01/01/2019

Je le rêve depuis plusieurs années déjà, il s'est enrichi au fil du temps, l'atelier idéal. Dans ce rêve, j'ai des visions de lumières et espaces, de calme et de verdure, et le tout niché en ville…

L'atelier idéal...

… serait tout en longueur avec de grandes baies vitrées qui donnent sur une cours intérieure carrossable de plain pied. Je peux y faire entrer un camion pour livrer du matériel ou emporter les œuvres terminées avec la plus grande des facilités. La cours intérieure est agrémentée de verdure.

A l'intérieur, se dessine une verrière qui inonde l'atelier de lumière naturelle.

Trois chevalets pour des toiles de 2 mètres de long sont espacés de sorte que je puisse les travailler en alternance. Au centre de l'espace, il y a une longue et large table en bois clair sur laquelle reposent des dessins et travaux en cours. Il y a aussi une presse pour la gravure et un établi pour mes outils, mes peintures et mes pinceaux. Les claies de séchage et meubles de rangements seront logés le long d'un mur. Différentes portes mènent à d'autres pièces : une salle de bain pour la sérigraphie, une pièce noire pour les écrans et l'insolation des cadres...

J'imagine une mezzanine qui séparerait les espaces de création et les activités de bureau, avec une salle de repos. De la mezzanine, on pourrait voir un jardin ou un parc ou une forêt… Calme et verdure.

Enfin, dans cet atelier de rêve, il y aurait assez d'espace et de lumière pour  organiser des rencontres et des vernissages. Niché en ville, il serait étonnant.

Ateliers d'artistes


De tous temps, les ateliers d'artistes fascinent, parce qu'ils sont révélateurs de l'univers, de l'esprit de l'artiste et d'une partie de son processus de création. De plus, on le comprend toujours mieux dans son habitat d'origine ! 

De styles très différents, ceux que j'aime le plus sont celui de Constant Permeke à Jabbeke, celui d' Isabelle de Borchgrave à Bruxelles, ou celui d' Alexander Calder à Saché… Et puis, il y a les ensembles comme les ateliers de Ménilmontant à Paris ou les ateliers du Rouge-Cloître à Bruxelles... 

Aujourd'hui, la visite d'atelier par les galeries et collectionneurs est devenue monnaie courante parce qu'elle est plus conséquente que la présentation d'un portfolio : travail en cours, œuvres nouvelles et anciennes, expérimentations. Tout y est en juxtapositions, cohérences ou contre-propositions… Seulement, si l'atelier est une petite pièce qui déborde par l'effet de la création (production), la visite est compromise. 


Je me plais à imaginer l'atelier idéal. Pour en faire une réalité, ma résolution cette année est de commencer à imaginer à quoi pourrait ressembler mon mécène idéal...