Cosmogonies

19/06/2019

Au départ de cette recherche esthétique, il y a la fascination entre l'infiniment petit et l'infiniment grand. Cette fascination, je l'ai depuis ma jeunesse, notamment à travers mon admiration pour les photographies scientifiques microscopiques et télescopiques. 

©LaureGervais Cosmogonies EE08-09

Avant Photoshop, les microscopes permettaient de créer des contrastes par fluorescence, par illumination oblique, par lumière polarisée… pour espérer percer les secrets de la "substantifique moelle" d'une roche, d'un tissu, d'une cellule. L'ici-bas ou le très-bas va jusqu'aux particules élémentaires : l'atome, le quark, le proton, le neutron, le gluon...

Et puis, vint le temps de l'observation cosmique...

La recherche technologique nous a permis de photographier des objets célestes au delà des limites de la raison : le très haut ! 

On pense évidemment au télescope spatial Hubble, lancé en 1990 en orbite autour de la Terre, et qui sera remplacé en 2021 par un appareil de nouvelle génération, le télescope spatial James Webb. Ouvrez donc grand vos mirettes et approchez-vous de l'au-delà...

A l'instar du physicien quantique Nassim Haramein, je lie depuis mon enfance microcosme et macrocosme. 

Dans le sens où, les deux "cosmes" ou univers sont interconnectés, similaires dans leurs structures fondamentales, dans leurs energies et dans leurs échanges. Il l'explique ici.

Cosmogonies - Installations en techniques mixtes

Cosmogonies est une série de au moins 25 petits formats de 100 x 150 mm et de 156 x 205 mm en technique mixte. L'installation est variable et se compose in situ

A partir de photos macroscopiques de fleurs et de fraises sauvages prises au ras du sol, je crée ces mini huiles sur toile. Je transforme ces objets, comme la nature transforme et crée la vie à partir d'une même graine, en objets atomiques et cosmiques.